La réaction de « Renaissance arménienne » à la déclaration du membre du bureau de la FRA

Untitled-1Dans une interview donnée récemment à la presse, Mourad Papazian, membre du bureau de la FRA, a exprimé la conviction, pour nous inacceptable, selon laquelle la participation de la FRA à la coalition au pouvoir signifiait l’entrée de la diaspora au gouvernement.

Nous nous trouvons dans l’obligation d’inviter Monsieur Papazian à prendre contact avec la réalité, lui rappelant qu’il a exprimé d’un coup plusieurs idées à la fois qui ne correspondent pas à la vérité.

1. La FRA n’est pas la diaspora et la diaspora n’est pas la FRA. En réalité, la diaspora est diverse et bien que par le passé la FRA ait joué un rôle important et signifiant – que nous reconnaissons et respectons – il n’est néanmoins pas possible de décréter identique la diaspora et la FRA. La FRA ne représente qu’une partie de la diaspora et pas davantage. Tout cela donne l’impression qu’à l’instar du Parti républicain, son partenaire qui a monopolisé l’Arménie, la FRA tente de monopoliser la diaspora, en se faisant passer comme le seigneur et maître de celle-ci.

2. L’entrée de la FRA dans la coalition ne répond en rien aux aspirations de la diaspora. Elle s’explique simplement par l’opportunisme des dirigeants de la FRA d’Arménie dans leur quête de fauteuils ministériels. La situation est telle que pour se maintenir à un pouvoir qu’il a usurpé et faire face à la concurrence interne ou externe au Parti Républicain, Serge Sarkissian a eu besoin de nouveaux alliés. Les dirigeants de la FRA d’Arménie se sont reconnus dans ce rôle, oubliant qu’ils s’étaient éloignés de ce même pouvoir à cause de sa politique de rapprochement dans les relations arméno-turques.

3. La troisième et la plus douloureuse tromperie consiste en ce que Monsieur Papazian reconnaît et présente les autorités actuelles comme des autorités légitimes et s’enorgueillit de la participation de son parti à ce pouvoir. Rappelons qu’en République d’Arménie, le pouvoir a été usurpé au prix de fraudes électorales et au prix du sang et que ce pouvoir continue à régner grâce aux fraudes électorales. Le referendum du mois de décembre, que la FRA présente aussi comme une conquête dont on peut être fier, constitue une fraude électorale parmi les plus scandaleuses de l’histoire de la République d’Arménie.

La tromperie, l’usurpation du pouvoir, le fait de s’y allier, ne peuvent en aucun cas avoir de lien avec la diaspora, ni participer à son salut. Jamais la diaspora n’a souhaité, ni ne souhaitera faire partie d’un pouvoir illégitime et scélérat qui piétine les droits de ses frères et sœurs d’Arménie et livre la population à la pauvreté.

Nous regrettons beaucoup cette politique menée par la FRA qui ne peut être accepté ni en diaspora, ni en Arménie, ni même par beaucoup de ses militants. Tout en respectant les positions politiques de tout parti ou de tout individu en diaspora, nous recommandons à la direction de la FRA de ne pas présenter la FRA comme étant la diaspora et de ne pas présenter le discours politique de la FRA comme étant l’orientation politique de la diaspora.

Respectueusement,

Organisation diasporique Renaissance arménienne